
Au lendemain du congrès international qui s’est déroulé
au mois de mai dernier, à Saint-Etienne, et
avant
qu’un compte rendu détaillé ne paraisse dans le
prochain numéro de cette revue, je voudrais remercier
sans tarder M. Michel Berthet, président de la
section de la Loire et toute son équipe pour leur accueil exceptionnel
et les innombrables merveilles qu’ils nous ont fait découvrir.
Chaque année le congrès demande de la part des organisateurs,
un engagement considérable. Comme leurs prédécesseurs et
comme leurs successeurs, M. Michel Berthet, Mme Berthet et tous
leurs amis n’ont ménagé ni leur peine ni leurs efforts pour donner à
ce congrès tous les atours d’une réussite hors pair. Les personnalités
locales étaient présentes. M. le préfet, M. le président du Conseil
général, M. le recteur, M. l’inspecteur d’académie, M. le président
de l’université, M. le maire, MM. les parlementaires, les chefs d’établissement,
les représentants de grandes entreprises et bien d’autres
encore, assistaient à la réception offerte par M. le préfet ou bien
sont venus à notre rencontre pour nous saluer, nous entourer et
participer aux diverses cérémonies. J’ai été très sensible à leur présence
témoignant de l’estime et la considération qu’ils portent au
président de la section ligérienne et à l’AMOPA tout entière. Qu’ils
soient tous vivement remerciés de leur aimable présence et de leur
haute et efficace contribution.
Dans cette rencontre annuelle qui répond au besoin si profond
et si cher au coeur des Amopaliens de se retrouver et se rassembler,
l’effectif important des congressistes, comme le nombre impressionnant
des délégations étrangères témoignaient de l’ampleur du
rayonnement international de notre association.
Une des grandes forces de l’AMOPA, voulue et mise en oeuvre
par le président Jacques Treffel, est d’avoir tissé des liens autour de
toute la planète. Il s’agit d’un patrimoine spirituel et humain exceptionnel
et d’une richesse infinie. Quelle joie en effet de dialoguer
avec nos amis du Maroc ou du Nigeria, d’Allemagne, d’Autriche
ou de Scandinavie, du Liban, de Grèce ou d’Italie, de Grande-Bretagne
ou de Suisse, d’Argentine ou du Québec, de Pondichéry ou
d’Égypte, sans oublier nos chers compatriotes d’Outre-mer ! Que
tous soient assurés de notre amitié profonde et du plaisir que nous
avons eu de les voir parmi nous.
Ce congrès stéphanois s’est déroulé sous le signe de la musique,
langage universel, chemin du coeur par excellence. Grâce à la dynamique
implication de M. Yves Giraudon, directeur du Conservatoire
Massenet de Saint-Etienne, ami de Michel Berthet, nous
avons exploré l’univers Messiaen. Le premier soir, un concert fut
consacré aux
« Visions de l’Amen » pour 2 pianos. Le samedi, sur le
parvis du palais des congrès, les congressistes furent accueillis par le
Big Band des Jazzistes du Conservatoire et la fanfare des
« Cuivres
flamboyants ». Celle-ci accompagna l’envol de 400 colombes, lâchées
par cages entières dans le ciel bleu. Elle nous offrit ensuite un
superbe concert d’ouverture, dans le grand auditorium du palais
des congrès.
La soirée de gala du samedi soir s’ouvrit sur un romantique
récital Chopin, précédé d’un récit, conté avec grâce, des amours
de Chopin et George Sand. La grande journée du dimanche fut
marquée par un charmant accompagnement musical pendant le
banquet officiel, tandis qu’ en fin de journée, de jeunes artistes se
produisaient lors de deux récitals de chant et d’accordéons reliés
par une divine interprétation de la
« Méditation de Thaïs ». Et pour
clore ce festival, ce fut l’apothéose, dans la cathédrale Saint-Charles,
le lundi soir, du magnifique oratorio de
« L’oeuvre de Pierre, le chant
de Cécile et la partition d’Olivier » c’est-à-dire les parents Messiaen
et leur fils. Brigitte Fossey la délicieuse comédienne à la douceur
de madone, lut les textes, accompagnée à l’orgue par Loïc Maillé,
magistral interprète de compositions d’Olivier Messiaen.
Parmi les nombreuses innovations dues à l’imagination féconde
et l’ardeur infatigable de Michel Berthet, il faut signaler l’exposition
de travaux d’élèves présentée dans les halls du palais des congrès.
On pouvait y admirer de superbes réalisations du lycée Carnot de
Roanne, des lycées professionnels de l’imprimerie Joseph Hautmann,
ou de la mode Adrien Testud, de la section mosaïque du
CFA du bâtiment, ainsi que du lycée horticole de Montravel.
C’est dans ces établissements, ainsi que chez des artisans ou entreprises
réputées de la ville, ou encore grâce au dévouement et
au talent d’Amopaliens et d’Amopaliennes que s’étaient élaborées
les magnifiques étoles réversibles, à l’emblème des palmes académiques
et portant la mention :
« Congrès de l’AMOPA Saint-Etienne.
2010 ». De même pour les affiches, les menus de soie violette brodée,
les porte-documents et l’abondante documentation, ainsi que
les roses de soie à la couleur de l’AMOPA, ou encore les chocolats
ou confitures offertes à chacun, comme si un père Noël prodigieux
était passé par là !
Les journées suivantes du lundi et mardi ont permis la découverte
des beautés de la Loire, région superbe et méconnue. Des comptes rendus détaillés vous en seront donnés dans le prochain
numéro.
DES RÉPONSES À CERTAINS SUJETS
Au cours des ateliers, de la réunion des délégués ou de l’assemblée
générale, des points importants ont été soulevés, la plupart du
temps ils l’ont été avec grande gentillesse, pertinence et imagination
constructive.
Le Fonds de dotation : Dans le but d’apaiser les inquiétudes
manifestées, j’ai annoncé que la dissolution du Fonds de dotation
a été demandée et est parue au Journal Officiel. Au sujet du
concours
« Nous l’Europe », les mises au point ont été faites à ce
sujet pour dissiper les malentendus grâce aux ateliers dirigés par
Mmes Bouyssou, Poujade et M. Forestier. En ce qui concerne les
aides, il est recommandé aux sections de veiller à ce que les actions
entreprises par leurs soins, s’autofinancent et de veiller à
ne pas négliger le recours aux autorités territoriales souvent très
compréhensives.
Il ressort, que la
quote-part ou
« ristourne » versée par l’AMOPA
est plus élevée que dans d’autres associations comparables et qu’elle
ne peut pas être modifiée. Néanmoins, dans le cas de difficultés
particulières, le trésorier M. Mourichon déclare que le siège prendra
une décision après étude du dossier.
Quant aux
statuts : Mme Massard qui a déjà accompli un travail
considérable a dirigé, en compagnie de M. Goriau, secrétaire général,
un atelier sur ce sujet. Le projet fera, dans les mois qui viennent,
l’objet d’un examen approfondi au sein d’une commission et
aboutira à une dernière version qui sera soumise à l’approbation de
la prochaine assemblée générale.
Enfin, pour répondre à un souhait exprimé,
les élections de candidats
au conseil d’administration se sont faites à bulletins secrets et M.
Massard avait bien voulu se charger de l’organisation de l’opération.
Certes, tout n’est pas parfait et des marges de progrès existent
encore, j’en suis consciente. Je vous ai écoutés et ensemble nous
travaillerons à apporter les améliorations nécessaires.
DES ATOUTS POUR L’AVENIR
Le nombre d’activités statutaires, culturelles, pédagogiques ne cesse
de croître et M. Goriau, secrétaire général, note une augmentation
notable des cérémonies de remises de décorations toujours très appréciées
des nouveaux adhérents et leurs familles.
Les jumelages et partenariats entre sections françaises et étrangères
connaissent une certaine faveur et contribuent au rayonnement international
de l’AMOPA.
Les jeunes participant aux
concours de langue française, les étrangers
en particulier, sont en progression. On songe à modifier ou
créer de nouveaux thèmes de concours, sur la chanson ou l’audiovisuel
par exemple.
Des expériences pérennes telles que
« Le Prix de l’éloquence », dans
le Nord,
« Le printemps de la poésie », à Paris XIV ou
« Les jeunes talents
de la musique », dans l’Ain, se maintiennent avec succès.
Le
« Don du livre » se poursuit, grâce au dynamisme de Mme Ogier
et de son équipe. Cette année, un nouveau navire de la génération
des
« Mistral » distribuera les ouvrages de l’AMOPA, sur de nombreux
rivages de pays francophones.
Le choeur de l’AMOPA, dirigé par M. Pierre Bugnon et sur lequel
veille M. Pierre Loupias, délégué à la musique, se réunit fidèlement.
De nouvelles recrues l’ont rejoint et il enrichit sans cesse son
répertoire : chants sacrés, contemporains ou negro-spiritual et ses
prestations sont un régal.
L’extension de ces activités serait susceptible de favoriser un plus
grand recrutement et de convaincre les récipiendaires d’adhérer à
l’AMOPA. Je ne peux que recommander aux sections de s’y efforcer.
LA COMMUNICATION
L’
année du Bicentenaire et les nombreuses publications auxquelles
elle a donné lieu ont été très bénéfiques. L’identification
de l’association et son image apparaissent bien plus clairement aux
yeux du public.
La
« Revue de l’AMOPA » à laquelle j’apporte tous mes soins secondée
par Mme Françoise Sérodes, rédactrice en chef et la contribution
du studio IRIS Graphic de M. et Mme Métaut, est toujours
très appréciée.
Les lecteurs français et étrangers la lisent comme un écho de la
vie culturelle et pédagogique de notre pays.
Le nombre et la qualité des bulletins de section sont en augmentation
constante. Que leurs dévoués et talentueux réalisateurs, présidents,
secrétaires ou membres de sections en soient vivement félicités.
Un Palmarès des élèves primés en France et à l’étranger est établi
par le siège et distribué aux sections. Il pourrait être complété par
les prix remis par les sections, à leur initiative. Il proposerait ainsi
un tableau complet et exhaustif de l’ensemble des activités de l’association
en faveur de la jeunesse.
Les annuaires sont réalisés et mis à jour régulièrement chaque
année par les soins de Mme Bénard, au secrétariat.
Une rénovation en profondeur du site Internet AMOPA est en cours.
Aux côtés de MM. Colpin et de Tinteniac cette tâche a été confiée à
Mme Anne Mathieu, membre du bureau national. Ce site s’efforcera
de tenir les Amopaliens informés des thématiques débattues aussi
bien au sein du bureau national que des bureaux des sections.
LES INNOVATIONS DE L’ANNÉE 2009-2010
Innovations administratives
Une étude statistique, réalisée par M. Gérard Colpin, vice-président,
permet d’avoir une connaissance précise des effectifs, section
par section et de leur évolution année après année. Cette enquête de
caractère scientifique, aux résultats incontestables, est un document
précieux montrant que le nombre d’adhérents à l’AMOPA est en
légère augmentation.
L’informatisation de la gestion (adhésions, abonnements et dons)
après une étude approfondie, conduite par M. Gérard Colpin assisté
de Mme Nora et M. Célérier, entrera en vigueur progressivement.
Les sections pourront en bénéficier à partir du 1er octobre 2010.
C’est une étape importante dans la vie de l’association.
Innovations culturelles et pédagogiques
Des activités nouvelles sont apparues comme
« La dictée de
l’AMOPA » organisée par M. Roger Goriau, secrétaire général de
l’AMOPA, dans la belle salle des Génovéfains du lycée Henri IV.
Un grand colloque sur l’Europe à la Sorbonne, de même qu’un
colloque Québec/Normandie ont été organisés par le siège et par les
sections normandes et québécoises.
Quant à l’
aide exceptionnelle apportée à Haïti, M. Pichereau, président
de la section de Meurthe-et-Moselle a bien voulu s’occuper
de finaliser les dons qui seront convertis en achat de livres pour les
écoles de l’île.
Sous l’impulsion du président de la section AMOPA de l’Argentine,
le professeur Santiago Besuschio, et l’action de Mlle Cavigneaux,
professeur de classes préparatoires, assistée de professeurs
d’espagnol,
un concours France-Argentine a été organisé dans la région
parisienne. En 2010, il a permis de sélectionner quatre candidats.
La lauréate se voit offrir un voyage et un séjour de quinze
jours en Argentine.
Un cours de lutte contre le stress se prolongeant par une école de
diction a été ouvert à Paris (XVIII), en faveur de jeunes élèves sous la direction de M. Georges Coste, professeur au conservatoire de
Saint-Quentin.
Le trophée Alain Sourzac se met en place dans le Lot.
Un prix de pédagogie destiné chaque année à un établissement
scolaire distingué pour la qualité du travail effectué et la valeur
pédagogique de l’enseignement donné, portant le nom de
Grand
Prix AMOPA Jacques Treffel, a récompensé, cette année le CFA du
bâtiment de Saint-Etienne.
J’ai aussi le plaisir de souligner que les
finances de l’association, gérées
avec rigueur, sagesse et compétence par M. Robert Mourichon
trésorier général, ainsi que par les trésoriers des sections, présentent
un budget en équilibre sur le plan national et dans la plupart des
sections.
Après ce tour d’horizon que j’ai souhaité pour votre information
le plus complet possible, je tiens à remercier chaleureusement, tous
ceux qui se sont investis dans les activités amopaliennes tout au
long de l’année écoulée, tous ceux qui se sont donnés à leur tâche avec un dévouement, une compétence, un désintéressement au dessus
de tous les éloges. Je remercie le bureau national, le conseil
d’administration, le secrétariat de l’AMOPA, les présidents et les
membres de bureau des sections et plus particulièrement cette année,
à l’occasion du congrès de Saint-Etienne, le président Michel
Berthet et toute sa valeureuse équipe de la Loire. Tous réalisent dans
la discrétion certes mais dans l’efficacité surtout, un travail considérable.
Ils se dévouent sans compter et s’impliquent quotidiennement
dans la réussite de l’AMOPA.
À l’image de notre regretté ancien président Jacques Treffel qui
était un bâtisseur de communautés, enseignant dans l’âme, ne songeant
qu’à élever les autres, les enrichir intellectuellement et moralement,
vous avez par votre conduite, votre action, votre enthousiasme,
témoigné de votre adhésion aux idéaux et aux valeurs de
l’AMOPA qui nous engagent tous à poursuivre et persévérer pour
le bien commun.